Guide Révision — Métrologie 3AIC

Basé sur Session 1 · 06/2023 Sujet B · Cours Rivalland/CETIM

🚨 Tes zones de danger

Q13/Q14 — Formules inversées

Tu mets max|ei| pour le parallélisme et max−min pour la localisation → c'est l'inverse exact

Q16/Q17 — Battement mal calculé

Tu prends CE2 (14) au lieu de CE1 (38 = pire section). Et le battement total doit être ≥ battement simple

Q9 — Exigence Ⓔ = mesure + attribut

Tu as répondu C (identification géo). Ⓔ = par mesure (dims locales) ET par attribut (calibre)

Q12 — Tomographie = rayons X

Tu as écrit rayons γ (gamma). Non — CT scan industriel = rayons X

Alésage MMC = diamètre MINIMUM

Alésage = le TROU. Grand trou = moins de matière dans les parois. MMC = plus de matière = trou le plus PETIT

Planéité ≠ max−min simple

Toujours dégauchissage (3 vérins) ou MMT moindres carrés. Le max−min simple ne donne pas le défaut réel

⚡ Formules clés

Parallélisme

E// = max(eᵢ) − min(eᵢ)

Amplitude pure — PAS de mise à zéro — cale à 0

Localisation

Eloc = max|eᵢ|

Après mise à zéro sur la valeur nominale (cale à d_nominal)

Battement simple radial

Bs = max(Vmax_i − Vmin_i)

Pire section = amplitude max dans UNE section

Battement total

Bt = max_global − min_global

Max de TOUS les points − min de TOUS les points (toutes sections)

État virtuel — Arbre

EV = MMC + t_géo

Frontière extérieure non franchissable

État virtuel — Alésage

EV = MMC − t_géo

Frontière intérieure non franchissable

Correction rayon palpeur MMT

OMi = Oωi − r · n̂ᵢ

Règle sinus

C = L · sin(α)

C = hauteur cales, L = distance appuis, α = angle voulu

🏗️ Hiérarchie GPS

Localisation t₁ Orientation t₂ Forme t₃ Rugosité Ra

Une surface mal positionnée est forcément mal orientée et a un mauvais défaut de forme → la tol de localisation doit être la plus grande

📊 Types de contrôle — résumé

Par Mesure

Valeur numérique → comparée à IT
Ex: micromètre, colonne, MMT

Par Attribut

Binaire: Bon/Mauvais (go/no-go)
Ex: calibres tampon, bague, mâchoire

Identification Géométrique

Nuage de points → comparé modèle 3D CAO
Ex: scanner 3D, photogrammétrie

🔗 Chaîne d'étalonnage

BIPM LNE COFRAC Lab entreprise Instrument

BIPM = Bureau International Poids & Mesures · LNE = Lab. National de Métrologie · COFRAC = accréditation française

🔧 Instruments

Instruments classiques

InstrumentPrincipePrécisionAbbe?Usage
Pied à coulisseMâchoires glissantes±0.02 mm✗ VioleMesure rapide, atelier
Micromètre / PalmerVis micrométrique±0.001 mm✓ RespecteHaute précision, diamètres
Colonne de mesurePalpeur + marbre±0.001 mmHauteurs sur marbre
Calibre tamponGo/No-go alésageVérification alésage
Calibre bagueGo/No-go arbreVérification arbre/vis
Calibre mâchoireGo/No-go dimensionÉpaisseurs, largeurs
RugosimètrePalpeur tactile Ra,Rz±0.01 µmRugosité UNIQUEMENT — PAS planéité
Cales étalonGabarits dimensionnelsclasse 0/1/2Étalonnage, mise à zéro

Instruments avancés

Laser Tracker

Portable
Grandes pièces
±0.01 mm/m

Mesure par réflexion laser sur SMR (cible). Aéro, navale, grandes structures. Portable = vient à la pièce.

Bras de mesure (FARO / ROMER)

Portable
Précision moyenne
Pièces moyennes

Articulé 6-7 axes, amène le palpeur à la pièce. Moins précis que MMT fixe mais portable.

Scanner lumière structurée

Rapide
Sans contact
Surfaces complexes

Projette des franges lumineuses, capture par caméras. Idéal pour formes libres complexes.

Photogrammétrie

Grands volumes
Cibles codées
Sans contact

Photos d'une pièce avec cibles codées → reconstruction 3D. Pour très grands volumes (avions, navires).

Tomographie CT (scanner industriel)

Rayons X
Non-destructif
Pas portable
Géométrie interne

Rayons X (PAS gamma !). Mesure l'intérieur: cracks, voids, assemblages. Peut analyser fibres composites.

Station totale

Topographie
Architecture/BTP

Mesure angles + distances. Principalement topographie, géodésie, bâtiment. Pas typiquement industriel mécanique.

Principe d'Abbe

Règle : L'axe de mesure et l'axe de l'instrument doivent être colinéaires (dans le même axe).

Pied à coulisse : la mâchoire est DÉCALÉE de l'axe de lecture → viole Abbe → erreur = h × α (h = décalage, α = jeu angulaire)
Micromètre : le palpeur et la vis micrométrique sont dans le même axe → respecte Abbe → plus précis

Cales étalon — Classes de précision

ClassePrécisionUsage
Classe 0 / K±0.05 µmLaboratoire, référence
Classe 1±0.1 µmLab, étalonnage précis
Classe 2±0.2 µmAtelier, usage courant

Classe 0 = plus précise. L'adhérence des cales = cales qui "collent" par attraction moléculaire

📐 GPS & Tolérancement

Tolérances de forme (pas de référence)

ToléranceSymboleZoneFormule/Vérification
PlanéitéEntre 2 plans parallèlesDégauchissage (3 vérins) OU MMT moindres carrés
RectitudeEntre 2 droites parallèlesmax(ei) − min(ei) après orientation optimale
CircularitéEntre 2 cercles concentriquesmax rayon − min rayon dans une section
CylindricitéEntre 2 cylindres coaxiauxMesure globale 3D
Planéité ≠ max−min simple ! Si on mesure 3 points, on peut toujours les aligner parfaitement → il faut dégauchir sur 3 vérins ou utiliser le critère moindres carrés MMT.

Tolérances d'orientation (1 référence)

ToléranceSymboleRéférenceFormule
Parallélisme//Plan ou droiteE = max(eᵢ) − min(eᵢ)
PerpendicularitéPlan ou droiteIdem, après mise à 90°
InclinaisonPlan ou droiteIdem, après mise à angle
Parallélisme : On pose la pièce sur le plan de référence (cale à 0). On mesure les écarts eᵢ. L'écart = amplitude = max(eᵢ) − min(eᵢ). PAS besoin de mise à zéro sur nominal.

Tolérances de localisation (2-3 références)

ToléranceSymboleZoneFormule
LocalisationSphère, cylindre, zoneE = max|eᵢ| (après mise à zéro sur nominal)
CoaxialitéCylindre coaxial à référence2 × excentricité = Vmax − Vmin
SymétrieEntre 2 plans parallèlesÉcart par rapport au plan médian
Localisation : Pose la cale à la cote NOMINALE (pas à 0 !). Tu mesures où se trouve la surface réelle par rapport à où elle DEVRAIT être. L'écart = max des valeurs absolues.

Tolérances de battement

Battement simple radial

Bs = maxi(Vmax_i − Vmin_i)

Pour chaque section i, calcule l'amplitude (Vmax_i − Vmin_i). Prends le maximum parmi toutes les sections.

Ne prends pas n'importe quelle section — cherche la PIRE !

Battement total

Bt = max_global − min_global

Le maximum absolu de TOUS les points − le minimum absolu de TOUS les points, toutes sections confondues.

Toujours : Bt ≥ Bs — si tu obtiens la même valeur, recheck !

Exemple du test (Q16/Q17)

SectionVmaxVminAmplitude (battement simple candidat)
CE1602238 ← pire section ✓
CE2241014
............
Bs = 38 (CE1) · Bt = 60 − 20 = 40

Tu as répondu 14 pour les deux → erreur : tu as pris CE2 seulement, et Bt ne peut pas = Bs si les sections diffèrent

Exigence enveloppe Ⓔ

La surface réelle doit rester dans l'enveloppe de forme parfaite à la dimension MMC.

Vérification requiert :

✓ Par mesure : toutes les dimensions locales dans l'IT
✓ Par attribut : calibre passant (go-gauge) passe = enveloppe respectée
Piège : Ⓔ n'est PAS contrôlé par identification géométrique (scan 3D vs CAO). La vérification est bien par mesure + calibre = attribut.

Ⓔ et Ⓜ peuvent être vérifiés par calibre selon le cours.

Incertitudes de mesure

Sources d'incertitude :

C — Moyen de contrôle : calibration, résolution, hystérésis, température de l'instrument
D — Méthode de mesure : mise en position, technique opérateur, conditions de mesure
PAS le procédé de fabrication : c'est l'incertitude du procédé fab, pas de la mesure
Quand tu MESURES une pièce, tu cherches sa vraie dimension. L'incertitude vient de tes OUTILS et ta MÉTHODE — pas de comment la pièce a été fabriquée.

🎯 Types & Moments de Contrôle

Les 3 types de contrôle

Par Mesure

Principe : On obtient une valeur numérique, comparée à l'IT (intervalle de tolérance)

Instruments : Micromètre, colonne de mesure, MMT, pied à coulisse

Résultat : Valeur numérique → BON si dans IT

Par Attribut

Principe : Binaire — la pièce passe ou ne passe pas. Go / No-go.

Instruments : Calibres tampon, bague, mâchoire

Résultat : CONFORME / NON-CONFORME uniquement

Identification Géométrique

Principe : Nuage de points 3D scanné → comparé au modèle CAO

Instruments : Scanner lumière structurée, photogrammétrie, bras de mesure

Résultat : Carte de déviations couleur (ecart local partout)

Quand faire le contrôle 100% ?

✓ Contrôle 100% (toutes les pièces) :
  • Prototypes / pré-série
  • Lancement de série (premières pièces)
  • Pièces de sécurité critique
  • Après changement d'outil ou réglage
⚠ Contrôle statistique (échantillons) :
  • Production en série courante (stabilisée)
  • Volume important + procédé sous contrôle
  • Contrôle SPC (cartes de contrôle)

Moments de contrôle — Cycle de développement

PhaseNomDocuments clésType de contrôle
Phase 0Expression du besoinCdCF (Cahier des Charges Fonctionnel)Spécification du besoin
Phase AFaisabilitéSTB (Spécification Technique du Besoin)Validation concepts, maquettes
Phase BDéfinition préliminaireContrôle fonctionnel, prototypes
Phase CDéfinition détailléeDD (Dossier Définition) · DI (Dossier Interface)Contrôle 100%, qualification
Phase DRéalisation & qualificationProduction, contrôle série
Le contrôle est présent à TOUTES les phases du cycle (A, B, C, D). Ce n'est pas réservé à une seule phase.

AMDEC — Analyse des risques

IPR = G × O × D
G = Gravité de la défaillance (1→10)
O = Occurrence (probabilité d'apparition)
D = Détectabilité (difficulté à détecter)

IPR élevé → action corrective prioritaire. AMDEC se fait en Phase C notamment.

Normes qualité

ISO 9001 : Système de Management de la Qualité — industrie générale
EN 9100 : Version aérospatiale de l'ISO 9001 — exigences supplémentaires pour l'aéro/défense

⚙️ Machine à Mesurer Tridimensionnelle (MMT)

Structures de MMT

StructureFormeUsageFréquence
PortiquePortail mobile sur table fixeUsage général, pièces moyennesLa plus courante
PontTable mobile sous pont fixeGrandes pièces lourdesCourante
Col de cygneBras courbé latéralPièces en consoleMoins courante
PotenceColonne + bras horizontalGrande flexibilité accèsMoins courante
Bras de mesureArticulé mobile (FARO/ROMER)Sur site, grandes pièces, portableCroissante

Processus MMT

1. Partition

Identifier les éléments géométriques (plans, cylindres, cercles...)

2. Extraction

Mesurer les points sur ces éléments (palpage)

3. Association

Ajuster un élément géométrique idéal sur les points mesurés

Correction rayon palpeur : OMi = Oωi − r · n̂i

Oωi = centre palpeur mesuré · r = rayon palpeur · n̂i = vecteur normal à la surface en ce point

Critères d'association

CritèrePrincipeUsage privilégié
Moindres carrésMinimise Σeᵢ² (écarts quadratiques)Usage général — ISO 2017, le plus courant
Minimaxi / ChebyshevMinimise |emax| (écart max)Défaut de forme — donne la vraie zone minimale
RmaxiCercle inscrit maximalRéférence sur alésage (trou)
RminiCercle circonscrit minimalRéférence sur arbre (cylindre externe)
Pour un défaut de forme (planéité, circularité) → Minimaxi donne le résultat le plus représentatif physiquement car il minimise la zone réelle d'enveloppe.

⬥ Tolérancement Dynamique (Ⓜ)

Principe général

Idée : Plus la pièce s'éloigne de MMC (état de matière maxi), plus on lui accorde de tolérance géométrique supplémentaire (bonus).

t_eff = t_spécifié + bonus
bonus = |d_actuel − d_MMC|
Plus de matière → moins de tolérance
Moins de matière → plus de tolérance (bonus)

MMC selon le type de feature :

FeatureMMC = ?Sens
Arbre/boss/pind_MAXPlus gros = plus de matière
Alésage/trou/bored_MINPlus petit = plus de matière dans les parois
Alésage MMC = diamètre MINIMUM !
Grand trou → matière enlevée → MOINS de matière.

États virtuels

Arbre / Boss / Pin (externe)

EV = d_max + t_géo

= MMC + tolérance géométrique

Frontière extérieure que la pièce réelle NE PEUT PAS dépasser

Triangle : angle droit en bas à DROITE (à MMC, tol = min)

Alésage / Trou / Bore (interne)

EV = d_min − t_géo

= MMC − tolérance géométrique

Frontière intérieure que la pièce réelle NE PEUT PAS dépasser (en deçà)

Triangle : angle droit en bas à GAUCHE (à MMC, tol = min)

Diagrammes — Bonus Tolerance

tol max tol min (=t) LMC MMC ← dimension → tol BONUS ZONE

ARBRE / BOSS
Angle droit → BAS DROITE (MMC)

tol max tol min MMC LMC ← dimension → BONUS ZONE

ALÉSAGE / TROU
Angle droit → BAS GAUCHE (MMC)

Astuce exam : Repère l'angle droit = coin MMC. Pour un boss, MMC = plus gros = à droite. Pour un alésage, MMC = plus petit = à gauche.

Exemple calcul — ⊥0Ⓜ boss (Q18)

Flasque : dimension ∅20 h6 (20.000 / 19.987), tolérance ⊥0Ⓜ

Dimension actuelleBonusTol. géo totale
∅20.000 (MMC)00
∅19.9940.0060.006
∅19.987 (LMC)0.0130.013
EV = 20.000 + 0 = ∅20.000

✅ Corrections Q1 → Q19

Questions détaillées avec options. ■ Vert = correct · ■ Rouge = incorrect

Q1 Caractéristiques du laser tracker ✓ Correct

Bonne réponse : A + C

A✓ Portable / transportable — peut aller vers la pièce
B✗ Pas spécifique aux petites pièces — c'est l'inverse, il est fait pour les grandes
C✓ Conçu pour les grandes pièces / grands volumes (aéro, automobile)
D✗ Non-destructif, sans contact par définition
Le laser tracker = portable (se déplace vers la pièce) + grandes pièces (avions, carrosseries, structures). Précision ±0.01 mm/m. Réflexion sur une cible SMR. Pas fait pour la petite précision des microns comme une MMT de labo.
Q2 Sources d'incertitude de mesure ✓ Correct

Bonne réponse : C + D

A✗ Procédé de fabrication — c'est l'incertitude du procédé, pas de la mesure
B✗ Autre source non liée à la mesure elle-même
C✓ Moyen de contrôle : calibration, résolution, hystérésis, température de l'instrument
D✓ Méthode de mesure : technique opérateur, mise en position, conditions
Quand tu mesures, l'incertitude vient de l'instrument (C) et de la façon dont tu mesures (D). Le procédé de fab (A) contribue à la variabilité de la pièce, pas à l'incertitude de ton acte de mesure.
Q3 Quand fait-on du contrôle 100% ? ✓ Correct

Bonne réponse : A + B

A✓ Prototypes / pré-série : chaque pièce unique doit être vérifiée
B✓ Lancement de série : premières pièces produites = toutes contrôlées
C✗ Production en série courante stabilisée → contrôle statistique (SPC)
D✗ Fin de série / obsolescence → pas de contrôle 100% justifié
Le contrôle 100% est réservé aux situations où on n'a pas encore de preuve que le procédé est stable (prototype) ou où on commence à valider la production. En série courante, le contrôle statistique suffit si le procédé est sous contrôle.
Q4 Moments de contrôle dans le cycle de développement ✓ Correct

Bonne réponse : toutes les phases (A + B + C + D)

Le contrôle est présent à toutes les phases du cycle de développement. En Phase A (faisabilité) : validation de concepts. Phase B (déf. préliminaire) : maquettes. Phase C (déf. détaillée) : prototypes, qualification. Phase D (réalisation) : production et contrôle série. Ce n'est pas réservé à une seule phase.
Q5 Liens IT et spécifications GPS — Voir cours
La hiérarchie GPS impose : t_localisation ≥ t_orientation ≥ t_forme ≥ rugosité. Un IT dimensionnel trop petit peut rendre les tolérances géométriques physiquement impossibles à respecter (ex: IT=0.01 mais planéité=0.05 → incohérent). Les tolérances doivent être cohérentes entre elles.
Q6 Types de contrôle — définitions ✓ Correct
Par MesureValeur numérique comparée à IT (micromètre, MMT)
Par AttributBinaire go/no-go (calibres tampon, bague, mâchoire)
Identification GéoNuage de points vs modèle 3D CAO (scanner, photogramm.)
Ces 3 types sont fondamentaux. À retenir : Attribut = calibres uniquement. Mesure = valeur quantitative. Identification géo = comparison au CAD numérique = le plus avancé techniquement.
Q7 Applications du contrôle par identification géométrique ✓ Correct
Contrôle par identification géométrique = scan 3D de la pièce → comparaison au modèle CAO → carte de déviations couleur. Utilisé pour : formes complexes (carrosserie, fonderie), vérification globale de conformité, pièces aéro/spatiales. Instruments : scanner lumière structurée, photogrammétrie, bras de mesure FARO avec scan.
Q8 Instruments de mesure — Voir cours
Points clés instruments : Rugosimètre → rugosité seulement (Ra, Rz, Rt) PAS planéité. Calibres → attribut seulement. Laser tracker → portable + grandes pièces. Tomographie CT → rayons X, non-destructif, géométrie interne.
Q9 Vérification de l'exigence enveloppe Ⓔ ✗ Erreur !

Bonne réponse : A + B — Tu as répondu : C

A✓ Par mesure — mesurer toutes les dimensions locales pour vérifier qu'elles sont dans l'IT
B✓ Par attribut — calibre passant (go-gauge) passe → enveloppe de forme parfaite respectée
C✗ Identification géométrique — scan 3D vs CAO n'est PAS la méthode pour vérifier Ⓔ
Pourquoi tu t'es trompé : L'exigence enveloppe Ⓔ impose que la surface reste dans l'enveloppe de forme parfaite à MMC. Pour vérifier ça, on a besoin de : (1) mesurer les cotes locales = par mesure, ET (2) un calibre passant qui simule l'enveloppe = par attribut. Le cours dit explicitement "Ⓔ et Ⓜ peuvent être vérifiés par calibre."
Q10 Identification instruments / techniques — Voir cours
Référence rapide : Laser tracker (A+C) = portable + grandes pièces. Bras FARO (B) = portable + pièces moyennes. Photogramm. (C) = cibles codées + grands volumes. Rugosimètre = Ra/Rz/Rt seulement. CT scan = rayons X + intérieur + non-destructif.
Q11 Techniques avancées de mesure — Voir cours
Scanner lumière structurée : projette franges → analyse distorsion → nuage de points. Rapide, sans contact, bonne pour surfaces complexes (carrosserie, moule). Photogrammétrie : photos multiples avec cibles codées → triangulation 3D. Pour les très grands volumes.
Q12 Tomographie industrielle ✗ Erreur !

Bonne réponse : Rayons X — Tu as écrit : rayons γ (gamma)

γ✗ Rayons gamma — utilisés en médecine nucléaire / scintigraphie, PAS en CT industriel
X✓ Rayons X — utilisés par le CT scan industriel pour pénétrer la matière
CT scan industriel (tomographie) = RAYONS X. Caractéristiques : non-destructif, mesure géométries internes (cracks, voids, canaux), analyse santé matière, peut voir orientation fibres composites. PAS portable (pièce doit entrer dans la machine). Très répandu en aéro.
Q13 Formule de l'écart de parallélisme ✗ Erreur (inversé avec Q14)
E// = max(eᵢ) − min(eᵢ)
Tu as mis max|eᵢ| ici → c'est la formule de la LOCALISATION !
Tu as inversé Q13 et Q14 exactement.
Pourquoi max−min pour le parallélisme ? Le parallélisme contrôle l'amplitude (l'écart entre le plan le plus haut et le plus bas par rapport au plan de référence). On n'a pas besoin de savoir où se trouve le nominal — juste combien la surface "ondule". Cale posée à 0. On mesure des écarts eᵢ. L'écart de parallélisme = amplitude = max−min. PAS de valeur absolue car on compare les écarts entre eux, pas au nominal.
Q14 Formule de l'écart de localisation ✗ Erreur (inversé avec Q13)
Eloc = max|eᵢ|

Après mise à zéro sur la valeur NOMINALE (cale d = cote nominale)

Tu as mis max−min ici → c'est la formule du PARALLÉLISME !
Pourquoi max|eᵢ| pour la localisation ? La localisation contrôle WHERE se trouve la surface par rapport à sa position théorique. On pose d'abord la cale à la cote nominale (mise à zéro sur le nominal). Puis on mesure les écarts par rapport à ce zéro. Certains sont + (trop haut) et certains − (trop bas). L'écart de localisation = le plus grand écart en valeur absolue = max|eᵢ|. On prend la valeur absolue car les deux sens comptent.
Q15 Vérification de la planéité ✓ Correct

Méthodes valides pour la planéité :

✓ Dégauchissage sur 3 vérins : on ajuste 3 points de contact jusqu'à minimiser l'écart
✓ MMT avec critère moindres carrés : calcul automatique du plan de référence optimal
✗ Simple max−min : ne donne PAS le vrai défaut de forme (peut inclure l'inclinaison)
✗ Rugosimètre : mesure la rugosité (Ra, Rz) — PAS la planéité
La planéité requiert de trouver le plan de référence optimal qui minimise l'espace entre les deux plans parallèles. Si on mesure juste 3 points et fait max−min, on inclut l'inclinaison de la pièce. Il faut dégauchir (3 vérins ajustables) ou utiliser le critère Minimaxi sur MMT.
Q16 Battement simple radial ✗ Erreur ! (14 → 38)

Bonne réponse : 38 — Tu as répondu : 14

Bs = max sur toutes sections de (Vmax_i − Vmin_i) = 38
SectionVmaxVminAmplitude
CE1602238 ← PIRE ✓
CE2241014 ← tu t'es arrêté ici
Ton erreur : Tu as regardé CE2 (14) et tu t'es arrêté. Il fallait regarder TOUTES les sections et prendre le maximum. CE1 a une amplitude de 38, qui est le battement simple car c'est la pire section. Règle : le battement simple = la pire section dans le lot.
Q17 Battement total ✗ Erreur ! (14 → 40)

Bonne réponse : 40 — Tu as répondu : 14

Bt = max_global − min_global = 60 − 20 = 40
Signal d'alarme que tu aurais dû voir : Battement total = battement simple est physiquement impossible si les sections ont des valeurs différentes ! Bt doit être ≥ Bs. Tu as obtenu 14 pour les deux → contradiction évidente.
Battement total = on prend LE maximum absolu de tous les points de toutes les sections ET le minimum absolu de tous les points de toutes les sections. Ici max global = 60 (CE1), min global = 20 (autre section ou CE1 aussi). Total = 60 − 20 = 40. Ce chiffre est ≥ 38 (Bs) → cohérent.
Q18 Tolérance dynamique flasque — ⊥0Ⓜ (boss) ✓ D correct

Bonne réponse : D

Flasque = surface externe (boss/arbre). ⊥0Ⓜ = perpendicularité avec tolérance 0 à MMC (modificateur matière maximale). Pour un boss :
• MMC = diamètre MAX (plus grosse pièce) → tol géo = 0 (minimum)
• LMC = diamètre MIN → tol géo = 0 + IT (maximum)
• État virtuel = d_max + 0 = d_max
• Triangle correct : angle droit en BAS À DROITE (coin MMC). D = seul diagramme montrant le bon triangle.
Q19 Tolérance dynamique bielle — ⊕Ⓜ (alésage) ✓ D correct

Bonne réponse : D

Bielle = alésage (trou). ⊕Ⓜ = localisation avec Ⓜ. Pour un alésage :
• MMC = diamètre MIN (petit trou = plus de matière dans les parois) → tol géo = minimum
• LMC = diamètre MAX (grand trou = moins de matière) → tol géo = maximum
• État virtuel = d_min − t_géo
• Triangle correct : angle droit en BAS À GAUCHE (coin MMC = côté d_min). D = bon triangle.

Q20 → Q33 — Carter & Deuxième pièce

Ces questions portent sur les dessins du carter et de la deuxième pièce. Méthodologie générale :

Type de questionComment répondre
Élément tolérancéC'est la surface avec le cadre de tolérance → identifier dans le dessin
Référence déterminanteC'est la référence principale (A souvent) qui oriente la pièce en priorité
Référence spécifiéeLire les lettres dans les cadres de référence (A, B, C...)
Zone de toléranceCylindrique (∅t) ou entre deux plans (t) selon le symbole
ContraintesOrientation seule (//,⊥,∠) ou position aussi (⊕)
Critère MMTDéfaut de forme → Minimaxi. Usage général → Moindres carrés. Alésage référence → Rmaxi
Posages validesRespecte la règle 3-2-1 : plan (3 pts), ligne (2 pts), point (1 pt)
Gamme contrôle marbreOrdre : mise en position selon références → mesurer selon hiérarchie GPS

➕ Questions Bonus (hors test, dans les cours)

Sujets du cours non couverts par ce test — susceptibles d'apparaître à l'exam

B1Principe d'Abbe — quel instrument le viole ?
Erreur Abbe = h × α
Pied à coulisse : mâchoire décalée de l'axe de lecture → viole Abbe → erreur h×α
Micromètre : axe de mesure = axe de la vis → respecte Abbe → plus précis
Principe d'Abbe : "L'axe de mesure et l'axe de l'étalon (de l'instrument) doivent être colinéaires." Le pied à coulisse a la règle graduée parallèle mais DÉCALÉE → si la mâchoire s'ouvre légèrement de biais, l'erreur s'amplifie.
B2Chaîne d'étalonnage — ordre correct ?
✓ BIPM → LNE → COFRAC → Lab entreprise → Instrument
✗ LNE → BIPM → COFRAC → Lab (LNE ne précède pas BIPM)
BIPM (Paris) = référence mondiale. LNE = lab national France. COFRAC = accréditation des labs. Chaque maillon étalonne le suivant. Ton instrument en bas de chaîne hérite de la traçabilité nationale et internationale.
B3Rugosimètre — que ne mesure-t-il PAS ?
✓ Le rugosimètre mesure : Ra (rugosité arithmétique), Rz (hauteur max), Rt (totale)
✗ Le rugosimètre ne mesure PAS : planéité, parallélisme, ondulation (ondulation = métrologie géométrique)
Ra = moyenne arithmétique des écarts. Rz = moyenne des 5 plus grands pics-vallées. Rt = écart total max. La planéité = défaut de forme macrogéométrique → MMT ou dégauchissage, pas rugosimètre.
B4AMDEC — formule IPR ?
IPR = G × O × D
G (Gravité 1-10) × O (Occurrence 1-10) × D (Détectabilité 1-10). Un IPR élevé = risque prioritaire → action corrective. D=1 = facile à détecter (bon), D=10 = indétectable (mauvais). L'AMDEC permet de prioriser les risques en développement.
B5Cycle de développement — à quelle phase le CdCF ?
✓ Phase 0 : Expression du besoin → CdCF (Cahier des Charges Fonctionnel)
✗ Phase A : Faisabilité → STB (Spécification Technique du Besoin)
✗ Phase C : Définition détaillée → DD et DI
Phase 0 = "qu'est-ce que le client veut ?" → CdCF. Phase A = "est-ce faisable ?" → STB. Phase C = "comment on le fait en détail ?" → DD (Dossier Définition) + DI (Dossier Interface).
B6Critère MMT pour défaut de FORME
✓ Minimaxi / Chebyshev : minimise |emax| → zone minimale réelle
✗ Moindres carrés : minimise Σeᵢ² → usage général mais pas optimal pour forme
Pour mesurer un défaut de forme (planéité, circularité), le critère minimaxi donne la zone d'enveloppe la plus petite possible → résultat physiquement juste. Moindres carrés = standard ISO 2017 pour tout usage général mais peut surestimer le défaut de forme.
B7Règle sinus — formule ?
C = L × sin(α)
Pour incliner une pièce à un angle α précis : poser sur deux appuis séparés de L, mettre des cales de hauteur C sous un appui. C = L × sin(α). Exemple : α = 30°, L = 100 mm → C = 50 mm. Utilisé pour mesurer des angles ou préparer une pièce pour une mesure inclinée.
B8MMT — processus dans l'ordre
Partition → Extraction → Association
Partition = identifier les éléments géo (plan, cylindre, droite...). Extraction = mesurer des points sur ces éléments (palpage). Association = ajuster l'élément géo idéal sur ces points selon un critère (moindres carrés, minimaxi, Rmaxi, Rmini).
B9Photogrammétrie — caractéristique distinctive ?
✓ Utilise des CIBLES CODÉES posées sur la pièce + plusieurs photos → triangulation
✗ Scanner lumière structurée : utilise des franges lumineuses projetées (PAS de cibles codées)
Photogrammétrie = photos de la pièce sous plusieurs angles avec des cibles réfléchissantes codées. Le logiciel triangule leur position → reconstruction 3D haute précision de grand volume. Utilisé pour avions, fuselages, grandes structures.
B10Normes : quelle norme pour l'aérospatial ?
✓ EN 9100 : version aéronautique/spatiale/défense de l'ISO 9001
✗ ISO 9001 : qualité générale (industrie, services) — pas spécifique aéro
EN 9100 = ISO 9001 + exigences supplémentaires spécifiques à l'aéro (gestion config, FOD, criticité). COFRAC accrédite les labs de métrologie en France.

🧠 Quiz Interactif

25 questions · Cours + test

📝 Examen — Session 1 · 06/2023 · Sujet B

Questions dans l'ordre exact du sujet · texte original · bonne réponse ■ verte · mauvaise ■ rouge · ■ orange = ton erreur

Points négatifs sur quelques mauvaises réponses · Plusieurs bonnes réponses possibles par question

Résumé de tes erreurs confirmées

Q1 ✓Q2 ✓Q3 ✓Q4 ✓ Q5 ✓Q6 ✓Q7 ✓Q8 ✓ Q9 ✗Q10 ✓Q11 ✓ Q12 ✗Q13 ✗Q14 ✗Q15 ✓ Q16 ✗Q17 ✗ Q18 ✓Q19 ✓ Q20→Q33

Partie I — Questions de Cours

Q1 Quelle(s) réponse(s) correspond(ent) à la définition du laser tracker ? ✓ Correct — A+C
💡 Laser Tracker

Instrument de mesure portable qui envoie un faisceau laser vers une cible rétroréfléchissante sphérique (SMR — Spherically Mounted Retroreflector). La distance est mesurée par interférométrie et les angles par codeurs angulaires de haute précision, reconstituant les coordonnées 3D de la cible.

Caractéristiques clés : portée jusqu'à 80 m, précision ±10 µm/m, se déplace vers la pièce (≠ MMT fixe), idéal pour grandes structures (fuselages, carrosseries, turbines, fonderies). La cible (SMR) se pose sur la pièce à mesurer.

A✓ Appareil de mesure portatif
B✗ Appareil de mesure non transportable
C✓ Permet de mesurer des grandes pièces
D✗ Ne permet de mesurer que des grandes pièces à encombrement réduit
A : Le laser tracker est par définition portable — il se déplace vers la pièce, contrairement à une MMT fixe.
B faux : il est transportable = portée sur site.
C : Conçu pour grandes structures (fuselages, carrosseries, turbines). Précision ±10 µm/m, portée jusqu'à 80 m.
D faux : Pas de contrainte d'encombrement réduit — c'est l'inverse, il couvre les GRANDS volumes.
Q2 Quelle(s) incertitude(s) doi(ven)t être prise(s) en compte sur le résultat de mesure ? ✓ Correct — C+D
💡 Incertitudes de mesure

L'incertitude de mesure (GUM — Guide to the Expression of Uncertainty) caractérise la dispersion des valeurs raisonnablement attribuables au mesurande. Elle vient uniquement du système de mesure, pas de la pièce elle-même.

Deux sources : le moyen de contrôle (instrument : résolution, calibration, dérive thermique, hystérésis) et la méthode de mesure (opérateur, mise en position de la pièce, conditions ambiantes, vibrations). Le procédé de fabrication crée la variabilité de la pièce — mais quand on mesure, on cherche la vraie valeur de cette pièce précise, pas la dispersion de fabrication.

A✗ Incertitude sur la qualité du matériau
B✗ Incertitude sur le procédé de fabrication
C✓ Incertitude sur le moyen de contrôle
D✓ Incertitude sur la méthode de mesure
C : L'instrument lui-même introduit une incertitude : calibration, résolution, hystérésis, dérive thermique, etc.
D : La façon dont on mesure : mise en position de la pièce, technique de l'opérateur, conditions ambiantes.
A/B faux : La qualité du matériau et le procédé de fab contribuent à la variabilité de la pièce, pas à l'incertitude de l'acte de mesure. Quand on mesure, on cherche la vraie valeur — les erreurs de mesure viennent du système de mesure, pas de comment la pièce est faite.
Q3 Dans quel(s) cas le contrôle à 100% d'une spécification est-il intéressant ? ✓ Correct — A+C
💡 Contrôle 100% vs Contrôle Statistique

Le contrôle 100% vérifie toutes les pièces d'un lot sans exception. Il est obligatoire quand on ne peut pas se permettre de rater une pièce non-conforme (prototype unique, pièce de sécurité critique) ou quand le procédé n'est pas encore maîtrisé (lancement de série).

Le contrôle statistique (SPC, cartes de contrôle, plans d'échantillonnage) s'applique à une production en série courante dont le procédé est stable et maîtrisé. On vérifie un échantillon représentatif — économique et suffisant si le procédé est sous contrôle.

APièce prototype
B✗ Fabrication en grande série
CDébut de lancement d'une moyenne série
DFin de fabrication en moyenne série
A : Prototype = pièce unique, aucune statistique possible → contrôle 100%.
C : Lancement de série = les premières pièces sont vérifiées toutes sans exception pour valider la mise en production.
B faux : Grande série courante = procédé stabilisé → contrôle statistique (SPC, cartes de contrôle) suffisant.
D faux : Fin de série = phase d'arrêt, aucune raison de passer en 100%.
Q4 À quel moment peut-on effectuer un contrôle sur une pièce ? ✓ Correct — A+B+C+D
💡 Cycle de vie d'une pièce et points de contrôle

Le contrôle qualité s'applique à chaque étape du cycle de vie d'une pièce industrielle : contrôle entrée (réception matière brute), contrôle inter-opération (entre phases d'usinage), contrôle final (pièce finie avant livraison) et contrôle en service (maintenance préventive, détection d'usure).

En aéronautique (norme EN 9100), chaque transition de phase (Phase 0 → A → B → C → D) implique une revue qualité formelle. Plus on détecte tôt un défaut, moins il est coûteux à corriger.

A✓ À la réception du brut
BAprès l'usinage
CUne fois la pièce finie
D✓ Après une certaine durée d'utilisation
Le contrôle peut intervenir à tous les moments du cycle de vie d'une pièce : à la réception de la matière brute (contrôle entrée), en cours d'usinage (contrôle inter-opération), après fabrication complète (contrôle final), et en service (maintenance/surveillance). Aucune réponse à éliminer.
Q5 Sur une même surface, quels sont les liens entre les intervalles de tolérance t1, t2, t3 ? ✓ Correct — C
💡 Hiérarchie GPS — t1 ≥ t2 ≥ t3

La norme GPS (Geometrical Product Specifications ISO 1101) distingue 4 niveaux de qualité géométrique d'une surface : t1 = localisation (position dans l'espace), t2 = orientation (inclinaison), t3 = forme (planéité, cylindricité…), rugosité.

Logique physique : si une surface est mal positionnée (défaut t1), elle est forcément aussi mal orientée et a un défaut de forme. La tolérance de localisation englobe les effets des niveaux inférieurs → elle doit être la plus grande. Spécifier t3 > t1 serait physiquement incohérent (on exigerait une forme plus précise que la position, impossible à respecter simultanément).

A✗ t1 < t2 < t3
B✗ t1 < t2 > t3
Ct1 > t2 > t3
D✗ t1 > t2 < t3
Dans GPS, la hiérarchie impose : localisation (t1) ≥ orientation (t2) ≥ forme (t3) ≥ rugosité.
Raisonnement : une surface mal positionnée est forcément aussi mal orientée et a un mauvais défaut de forme. Donc la tolerance de localisation doit être la plus large pour inclure les effets des autres niveaux. A/B/D imposent des ordres incohérents avec cette logique physique.
Q6 À quoi correspond un contrôle par mesure ? ✓ Correct — A
💡 Les 3 types de contrôle

Par mesure : un instrument donne une valeur numérique (ex : ∅ = 24,97 mm) qu'on compare à l'IT pour décider. Information quantitative → tracabilité, SPC possible. Instruments : micromètre, colonne, MMT.

Par attribut : le moyen donne un résultat binaire OUI/NON sans valeur numérique. Calibres go/no-go : le calibre passant (go) doit entrer, le calibre non-passant (no-go) ne doit pas entrer. Rapide, peu coûteux, mais pas d'info sur l'ampleur du défaut.

Identification géométrique : on scanne la pièce entière (nuage de points) et on compare au modèle CAO 3D. Résultat = carte de déviations couleur. Utilisé pour formes libres complexes.

AMesure d'une grandeur que l'on compare à l'intervalle de tolérance : conforme / non conforme
B✗ Contrôle à l'aide d'un moyen donnant un résultat binaire : conforme/non conforme
CComparaison de la pièce à un modèle numérique
A : Contrôle par mesure = valeur numérique mesurée (ex : ∅ = 24,97 mm) → comparée à l'IT → jugement conforme/non-conforme.
B faux : Résultat binaire sans valeur numérique = contrôle par attribut (calibres go/no-go).
C faux : Comparaison à modèle 3D CAO = identification géométrique (scanner 3D).
Q7 À quoi correspond un contrôle par identification de la géométrie ? ✓ Correct — C
💡 Identification géométrique — scanner 3D vs modèle CAO

On numérise la pièce avec un scanner (lumière structurée projetée, photogrammétrie, ou bras FARO) → nuage de points 3D → recalage sur le modèle CAO de référence → carte de déviations couleur : zones vertes = conformes, rouge/bleu = excès/manque de matière.

Applications : rétroconception, vérification de pièces forgées/fondues/moulées (formes libres impossibles à mesurer point par point), suivi d'usure, contrôle de déformation thermique. Pas utilisé pour vérifier Ⓔ — l'exigence enveloppe demande un calibre physique, pas une comparaison numérique.

A✗ Mesure d'une grandeur que l'on compare à l'intervalle de tolérance
B✗ Contrôle à l'aide d'un moyen donnant un résultat binaire
CComparaison de la pièce à un modèle numérique
C : On scanne la pièce (scanner lumière structurée, photogrammétrie, bras FARO) → nuage de points → comparaison au modèle CAO → carte de déviations couleur. Pas de comparaison à un IT numérique direct — on compare la géométrie globale au nominal 3D.
Utilisé pour : formes libres complexes, aéro, fonderie, rétroconception.
Q8 Afin d'effectuer la rétroconception de la pièce cassée (plastique translucide, 3 cm), est-il approprié d'utiliser un scan 3D ? ✓ B — non
💡 Scan 3D — pourquoi ça ne marche pas sur les matériaux translucides

Les scanners 3D à lumière structurée projettent des franges lumineuses sur la surface et mesurent leur déformation par triangulation. Principe fondamental : la lumière doit être réfléchie par la surface pour revenir vers les capteurs.

Un matériau translucide ou transparent (plastique clair, verre, résine époxy) laisse passer la lumière et diffuse à l'intérieur du volume → le scanner capte de la lumière provenant de différentes profondeurs simultanément → données erronées, artefacts, trous dans le nuage de points. Solution : spray opacifiant (poudre de zinc ou magnésium) appliqué avant scan, retiré ensuite.

A✗ Oui
BNon — justification : le matériau translucide pose problème
Bonne justification : Les scanners 3D (lumière structurée ou laser) fonctionnent par réflexion lumineuse sur la surface. Un matériau translucide/transparent laisse passer la lumière au lieu de la réfléchir → le scanner ne peut pas capturer la surface correctement (artefacts, données manquantes).
Solution : Appliquer une poudre opacifiante (spray blanc mat) avant le scan, puis scanner normalement.
La taille (3 cm) n'est pas le problème — les scanners capturent bien les petites pièces. C'est le matériau translucide qui rend le scan direct inapproprié.
Q9 Quel(s) type(s) de contrôle pour vérifier ∅20n8 Ⓔ ? ✗ Erreur ! Tu as répondu C → correct : A+B
💡 Exigence enveloppe Ⓔ (ISO 14405)

Le symbole Ⓔ impose que la surface réelle reste à l'intérieur de l'enveloppe de forme parfaite à MMC. Concrètement, deux conditions doivent être vérifiées simultanément :

1. Par mesure — toutes les dimensions locales (sections transversales) doivent être comprises dans l'IT. Pour ∅20n8 : chaque diamètre mesuré doit être entre 19,979 et 20,000 mm.

2. Par attribut — un calibre passant (go-gauge) à la cote MMC doit pouvoir entrer dans la pièce. Ce calibre simule la pire pièce conjuguée et vérifie que l'enveloppe globale de forme parfaite n'est pas dépassée (pas de tonneau, pas de sablier, pas de banane).

Aucune des deux vérifications ne suffit seule : la mesure locale ne détecte pas les défauts de forme globaux, et le calibre seul ne détecte pas les sous-dimensions locales.

⚠ Tu as répondu : C (identification géométrique) — FAUX

AContrôle par mesure
BContrôle par attribut
C✗ Identification de la géométrie par rapport à un modèle numérique
L'exigence enveloppe Ⓔ impose deux vérifications simultanées :
A (par mesure) : Mesurer TOUTES les dimensions locales du cylindre → elles doivent être dans l'IT (entre d_min et d_max = 20.000 et 19.979 pour n8).
B (par attribut) : Un calibre passant (go-gauge) à la cote MMC doit entrer = vérifie que l'enveloppe de forme parfaite à MMC n'est pas dépassée.
C faux : L'identification géométrique (scan 3D vs CAO) n'est pas la méthode de vérification de Ⓔ. Le cours dit explicitement "Ⓔ et Ⓜ peuvent être vérifiés par calibre."
Piège : Tu as peut-être pensé "3D = plus complet = mieux" → faux. Ⓔ exige PHYSIQUEMENT qu'un calibre à la cote MMC passe — c'est fonctionnel, pas juste géométrique.
Q10 Quel(s) type(s) de contrôle pour vérifier ∅100 ±0,3 ? ✓ Correct — A
💡 Tolérance dimensionnelle simple (sans Ⓔ)

Une tolérance dimensionnelle sans symbole Ⓔ contrôle uniquement les dimensions locales (diamètre mesuré en sections transversales). Il suffit que chaque mesure locale soit dans [99,7 ; 100,3] mm — aucune contrainte sur la forme globale.

Différence clé avec Ⓔ : sans Ⓔ, une pièce en forme de tonneau (diamètre local OK mais enveloppe dépassée) est conforme. Avec Ⓔ, cette même pièce serait non-conforme (le calibre passant n'entrerait pas). Le symbole Ⓔ est donc plus restrictif — il ajoute une contrainte de forme globale en plus des dimensions locales.

AContrôle par mesure
B— Contrôle par attribut (possible mais non requis sans Ⓔ)
C✗ Identification de la géométrie par rapport à un modèle numérique
A : Une simple tolérance dimensionnelle ±0,3 sur ∅100 → mesure du diamètre avec instrument adapté (micromètre, colonne) et vérification que la valeur est dans [99.7 ; 100.3] mm.
Sans symbole Ⓔ, il n'y a PAS d'obligation de calibre → le contrôle par attribut (B) est possible mais pas requis.
C faux : Idem Q9 — scan 3D vs CAO n'est pas la méthode pour une simple tolérance dimensionnelle.
Différence Q9 vs Q10 : Q9 a le symbole Ⓔ → calibre obligatoire. Q10 sans Ⓔ → mesure suffit.
Q11 Donner le nom précis des instruments de mesure (A→E) ✓ Voir ci-dessous
💡 Instruments de mesure — repères clés

Micromètre (Palmer) : axe de mesure colinéaire à l'axe de la vis → respecte le principe d'Abbe → résolution 0,001 mm. Pied à coulisse : mâchoire décalée de l'axe de lecture → viole Abbe → résolution 0,02 mm, usage atelier rapide. Laser tracker : interférométrie + codeurs angulaires, portable, portée 80 m. Bras articulé FARO/ROMER : 6 à 7 axes rotulés, portable, pièces moyennes, précision ~0,02 mm. Colonne de mesure (hautmètre) : comparateur déplacé verticalement sur marbre, mesures de hauteur précises.

Principe d'Abbe : l'axe de mesure et l'axe de l'instrument doivent être colinéaires. Si décalés → erreur d'Abbe = décalage × sin(angle de jeu).

LettreInstrumentCaractéristiques clés
AMicromètre / PalmerRespecte Abbe · ±0.001 mm · mesure ext/int/prof
BPied à coulisse (vernier)Viole Abbe · ±0.02 mm · usage atelier rapide
CLaser tracker (ou Station totale)Portable · grandes pièces · réflexion laser/SMR
DBras de mesure articulé (FARO / ROMER)Portable · 6-7 axes · pièces moyennes
EColonne de mesure (hautmètre)Sur marbre · mesure hauteurs · ±0.001 mm
Retenir les noms précis = points faciles. Laser tracker ≠ station totale (laser tracker = SMR réfléchissant, station totale = géodésie/BTP). Bras articulé = pas de MMT = portable. Colonne = marbre obligatoire.
Q12 Cocher les éléments définissant la Tomographie ✗ Erreur ! Rayons γ → correct : B+C
💡 Tomographie industrielle CT (Computed Tomography)

Le scanner CT industriel fait tourner la pièce devant une source de rayons X (pas gamma !). Des détecteurs captent les radiographies sous des centaines d'angles → reconstruction algorithmique (back-projection filtrée) d'un volume 3D complet — intérieur compris.

Avantages : non-destructif, mesure des géométries internes (canaux de refroidissement, cloisons, inserts), détection défauts internes (porosités, fissures, inclusions), analyse santé matière et orientation des fibres composites. Limites : non portable (machine blindée), taille de pièce limitée (~500 mm), temps long, coût élevé. Utilisé en aéro, médical, électronique, fonderie.

⚠ Tu as écrit "rayons γ" dans la définition → FAUX — c'est des rayons X

A✗ Reconstruction du modèle 3D à partir de plusieurs images prises via rayons γ
BContrôle non destructif avec mesure des géométries internes
C✓ Permet une analyse de la santé matière, notamment en donnant l'orientation des fibres composites
D✗ Moyen de mesure portatif permettant de contrôler des pièces de toute taille
A faux : La tomographie industrielle utilise des RAYONS X (pas gamma !). Les rayons gamma sont utilisés en médecine nucléaire (scintigraphie). Rayons X = tomodensitométrie industrielle (CT scan).
B ✓ : Non-destructif = la pièce n'est pas découpée/abîmée. On mesure des géométries internes (canaux de refroidissement, assemblages, inserts).
C ✓ : Analyse santé matière = détection cracks, voids, porosités. Orientation des fibres dans les composites = analyse spécifique CT scan très utilisée en aéro.
D faux : Le CT scan industriel n'est PAS portable — la pièce entre dans la machine (cabine blindée), taille limitée (max quelques mètres).
Q13 On étalonne à 35 mm du marbre. Quel est le défaut de parallélisme de cette surface ? ✗ Erreur ! Tu as inversé Q13 et Q14
💡 Parallélisme — notion et formule

Le parallélisme contrôle l'orientation d'une surface par rapport à une référence (plan ou axe). Il mesure de combien la surface "ondule" ou "s'incline" relativement à la référence — sans se soucier de sa position dans l'espace.

Mise en œuvre : poser la pièce sur le marbre (la référence est au contact), balayer la surface tolérancée avec un comparateur. Les écarts eᵢ sont tous > 0 (surface au-dessus du marbre). Formule : E∥ = max(eᵢ) − min(eᵢ) = amplitude totale. Pas besoin de cale : on ne compare pas à une position nominale, on mesure juste l'inclinaison relative. L'amplitude est invariante par translation → peu importe où on met le zéro.

⚠ Tu as mis la formule de LOCALISATION ici → c'est la formule du PARALLÉLISME qu'il faut

A✗ max |eᵢ|
B✗ max |eᵢ|, après mise à zéro du comparateur sur le plan nominal positionné à la cote de référence
Cmax eᵢ − min eᵢ
D✗ max eᵢ − min eᵢ, après mise à zéro sur le plan nominal positionné à la cote de référence
Parallélisme = AMPLITUDE = max − min (option C)
Le comparateur est mis à zéro sur le marbre (référence, z=0). On mesure la surface → les écarts eᵢ sont tous positifs (surface au-dessus du marbre). L'écart de parallélisme = amplitude = max(eᵢ) − min(eᵢ).
Pourquoi PAS de mise à zéro sur nominal ? Le parallélisme contrôle l'inclinaison (orientation), pas la position. On n'a pas besoin de savoir où se trouve le nominal — juste combien la surface "ondule" par rapport à son plan moyen.
D faux : La mise à zéro sur nominal changerait les valeurs mais n'apporterait rien — le max−min reste le même de toute façon (amplitude invariante par translation).
A/B faux : max|eᵢ| = formule de la LOCALISATION (Q14).
Q14 On étalonne à 35 mm du marbre. Quel est le défaut de localisation d'un plan positionné par rapport à un plan parallèle ? ✗ Erreur ! Inversé avec Q13 → correct : B
💡 Localisation — notion et formule

La localisation contrôle à la fois l'orientation ET la position d'une surface par rapport à sa position théorique exacte. On vérifie que la surface est bien où elle doit être dans l'espace, pas seulement qu'elle est parallèle.

Mise en œuvre : (1) Poser une cale étalon à la cote nominale (ex : 35 mm) — c'est le zéro de référence. (2) Étalonner le comparateur à 0 sur cette cale. (3) Palper la surface. Formule : E_loc = max|eᵢ| — valeur absolue car une surface trop haute ET une surface trop basse sont tous les deux des défauts de localisation. Sans la cale, on mesurerait par rapport au marbre (z=0) et non par rapport au nominal — le résultat serait faux.

⚠ Tu as mis la formule du PARALLÉLISME ici → c'est la formule de LOCALISATION qu'il faut

A✗ max |eᵢ| (sans mise à zéro)
Bmax |eᵢ|, après mise à zéro du comparateur sur le plan nominal positionné à la cote de référence
C✗ max eᵢ − min eᵢ
D✗ max eᵢ − min eᵢ, après mise à zéro sur le plan nominal
Localisation = max|eᵢ| APRÈS mise à zéro sur nominal (option B)
La localisation contrôle OÙ se trouve la surface par rapport à sa position théorique.
Procédé : 1) Poser une cale à la cote nominale (ex : 35 mm). 2) Mettre le comparateur à zéro sur cette cale → eᵢ = 0 au nominal. 3) Mesurer les écarts sur la surface réelle. 4) L'écart de localisation = max|eᵢ| = le plus grand écart en valeur absolue (les deux sens comptent : trop haut ET trop bas sont tous les deux des défauts).
A faux : Sans mise à zéro sur nominal, max|eᵢ| donnerait un résultat par rapport au marbre (z=0), pas par rapport au nominal → mauvaise référence.
C/D faux : max−min = parallélisme, pas localisation.
Q15 On souhaite mesurer la planéité d'une surface. Quel(s) moyen(s) peu(ven)t être utilisé(s) ? ✓ Correct — A+C
💡 Planéité — pourquoi c'est plus complexe que max−min

Le défaut de planéité = distance entre les deux plans parallèles les plus rapprochés contenant toute la surface réelle. Problème : si la pièce est posée en biais, le simple max−min inclut l'inclinaison de la pièce dans le résultat → surestimation du défaut (on mesure l'inclinaison, pas la planéité).

Deux méthodes correctes : Dégauchissage = poser la pièce sur 3 vérins réglables, ajuster les vérins pour minimiser l'amplitude comparateur → on a orienté la pièce optimalement → amplitude = défaut de planéité pur. MMT avec moindres carrés = algorithme calcule automatiquement le plan optimal minimisant Σeᵢ² puis évalue les écarts résiduels. Le rugosimètre mesure la microgéométrie (Ra < 10 µm) = échelle 1000× plus petite que la planéité.

A✓ Palpage de plusieurs points avec MMT (Moindres carrés)
B✗ Utilisation d'un rugosimètre
C✓ Utilisation d'un comparateur et de vis de réglage pour paralléliser la surface (dégauchissage), puis mesure de différents points
D✗ Utilisation d'un comparateur pour mesurer différents points, puis calcul de max eᵢ − min eᵢ
A ✓ : MMT avec critère moindres carrés → calcul automatique du plan optimal minimisant Σeᵢ² → défaut de forme réel.
C ✓ : Dégauchissage = poser la pièce sur 3 vérins réglables, ajuster jusqu'à minimiser l'amplitude → lit comparateur en différents points → amplitude = défaut de planéité.
B faux : Rugosimètre mesure la rugosité (Ra, Rz, Rt) = microgéométrie de surface. La planéité = macrogéométrie. Ce sont deux échelles complètement différentes. Le rugosimètre ne peut PAS mesurer la planéité.
D faux : Simple max−min sans optimisation de l'orientation du plan de référence inclut l'inclinaison de la pièce dans le résultat → surestimation du défaut de planéité. C'est la formule du parallélisme, pas de la planéité seule.

Données Montage 1 (battement radial) & Montage 2 (battement axial)

La rotation se fait sur une référence commune aux deux portées cylindriques. Écarts en 1/100 de mm, 4 points par cercle.

Montage 1 — Comparateur vertical (radial)

SectionP1P2P3P4Amplitude
CE1+12−10+5−2638 ← PIRE
CE2−1−4−3−1615
CE3+3+10−7−1121
Bs = max(38, 15, 21) = 38 → réponse C

Montage 2 — Comparateur horizontal (axial)

SectionP1P2P3P4
CE1−8+7−12−3
CE2−4−11+3−3
CE3+16+28+40+12
Bt = max(+40) − min(−12) = 52?

⚠ Les valeurs exactes du Montage 2 sont à vérifier sur ton sujet. La méthode = max global − min global.

Q16 Donner la valeur du défaut de battement simple radial (en 1/100 de mm) ✗ Erreur ! Tu as répondu A(14) → correct : C(38)
💡 Battement simple radial (TIR par section)

Le battement simple (ou circulaire) = variation totale du comparateur pendant un tour complet en une seule section transversale fixe. Il mesure la combinaison des défauts de forme + défauts de coaxialité de cette section.

Formule par section : amplitude_i = Vmax_i − Vmin_i. Pour obtenir le défaut de battement simple de la pièce, on prend la pire section : Bs = max(amplitude_i sur toutes les sections). Il faut donc mesurer TOUTES les sections et chercher celle avec l'amplitude maximale — ne pas s'arrêter à la première section mesurée.

⚠ Tu as répondu 14 — tu as regardé CE2 seulement et tu t'es arrêté

A✗ 14 — ce n'est que l'amplitude de CE2, pas la pire section
B✗ 26
C38 — amplitude de CE1 (la pire section)
D✗ 40
E✗ 42
Battement simple radial = amplitude maximale parmi toutes les sections :
CE1 : max=+12, min=−26 → amplitude = 12−(−26) = 38 ← pire section
CE2 : amplitude ≈ 15 ← TU T'ES ARRÊTÉ ICI → erreur
CE3 : amplitude ≈ 21
Bs = max(38, 15, 21) = 38

Ton erreur : Tu as pris une seule section (CE2) et tu as calculé son amplitude = 14 ou 15. La définition du battement simple = on cherche la section la PIRE (amplitude max), pas juste n'importe quelle section.
Q17 Donner la valeur du défaut de battement total axial (en 1/100 de mm) ✗ Erreur ! Tu as répondu A(14) → correct : D(40)
💡 Battement total (axial ou radial)

Le battement total = variation totale du comparateur sur toutes les sections et tous les points pendant un balayage complet (translation + rotation simultanées). Il capture la combinaison de tous les défauts géométriques sur toute la longueur de la surface.

Formule : Bt = max_global − min_global (un seul max et un seul min sur l'ensemble de tous les relevés de toutes les sections). Propriété fondamentale : Bt ≥ Bs toujours — le battement total couvre plus de points → son amplitude ne peut qu'être ≥ à la pire section. Si tu obtiens Bt < Bs, tu as fait une erreur. La différence Bt − Bs représente la variation entre sections (influence de la conicité, de l'excentricité variable le long de l'axe).

⚠ Tu as répondu 14 — même erreur qu'en Q16 + battement total > battement simple toujours !

A✗ 14 — valeur impossible (doit être ≥ battement simple)
B✗ 26
C✗ 38
D40 — max global − min global sur tous les points de tous les cercles (Montage 2)
E✗ 42
Battement total axial = max_global − min_global sur TOUS les points de toutes les sections (Montage 2) :
On prend le maximum absolu de tous les relevés − le minimum absolu de tous les relevés.

Signal d'alarme que tu aurais dû détecter : Tu as répondu 14 aux deux questions Q16 et Q17. Or le battement total ≥ battement simple, toujours. Si Bs=14, alors Bt≥14 → impossible d'avoir Bt=14 aussi sauf si toutes les sections ont exactement les mêmes extrema (cas extrêmement rare). Deux valeurs identiques → forcément une erreur dans l'une des deux.

La différence Bt − Bs = influence des variations inter-sections (certains points d'une section peuvent être plus extrêmes que les extrêmes intra-section).
Q18 Flasque — diagramme tolérance dynamique ⊥0Ⓜ (boss) en fonction de la dimension ✓ Correct — D
💡 Tolérance dynamique Ⓜ (MMC) — principe et diagramme boss

Le modificateur Ⓜ (Maximum Material Condition) accorde un bonus de tolérance géométrique quand la feature s'éloigne de son état de maximum de matière. Plus il y a d'écart avec MMC, plus on tolère de défaut géométrique — logique fonctionnelle : une pièce moins encombrante peut se permettre d'être moins bien positionnée.

Pour un boss (arbre, surface externe) : MMC = d_max (le plus gros = plus de matière). À MMC, tolérance géo = minimum (valeur spécifiée). En s'éloignant vers LMC : bonus = d_max − d_actuel. État virtuel = d_max + t_géo = frontière infranchissable. Diagramme : droite montant de (MMC, t_min) vers (LMC, t_max) → angle droit en bas à droite (côté MMC = petit t).

A✗ "L'intervalle de tolérance géométrique de perpendicularité vaut 0. Pas de tolérance dynamique." — FAUX : il y a bien un bonus dynamique
B✗ Triangle avec angle droit en bas à gauche — incorrect pour un boss
C✗ Triangle avec forme incorrecte
D✓ Triangle avec angle droit en bas à droite (coin MMC) — correct pour boss
Flasque = boss (surface externe) avec ⊥0Ⓜ :
• À MMC (d_max, le plus gros) : tolérance géo = 0 (minimum possible)
• À LMC (d_min, le plus petit) : tolérance géo = 0 + IT_dim (bonus maximum)
• Triangle : droite diagonale de (MMC, 0) à (LMC, IT) → angle droit en bas à droite (coin MMC)
• État virtuel = d_max + 0 = d_max

A faux : Le "0" dans ⊥0Ⓜ signifie la tolérance MINIMALE à MMC = 0. Mais avec Ⓜ, il y a bien un bonus dynamique dès qu'on s'éloigne de MMC → tolérance dynamique = active.
B faux : Angle droit en bas à gauche = diagramme d'un ALÉSAGE (Q19).
Q19 Bielle — diagramme tolérance dynamique ⊕Ⓜ (alésage ∅38H8) en fonction de la dimension ✓ Correct — D
💡 Tolérance dynamique Ⓜ — alésage + ce qu'on tolère (l'AXE !)

Pour un alésage (trou, surface interne) : MMC = d_min (petit trou = plus de matière dans les parois). À MMC, tolérance géo = minimum. En s'éloignant vers LMC (grand trou) : bonus = d_actuel − d_min. État virtuel = d_min − t_géo. Diagramme : droite montant de (d_min, t_min) vers (d_max, t_max) → angle droit en bas à gauche (côté MMC = d_min = petit trou).

⚠ Élément toléré par la spec ⊕Ⓜ : c'est l'AXE de l'alésage (ligne nominalement rectiligne), pas la surface cylindrique du trou. On contrôle où se trouve l'axe dans l'espace (sa position), pas la dimension du trou. La zone de tolérance est un cylindre dans lequel l'axe doit rester — ce cylindre grossit quand le trou s'agrandit (bonus MMC).

A✗ "Tolérance de perpendicularité vaut 0,1. Pas de tolérance dynamique." — FAUX
B✗ Droite d'équation d + t = 19,3 — mauvaise valeur d'état virtuel
C✗ Droite d'équation d + t = 19,2 — mauvaise orientation (arbre vs alésage)
D✓ Triangle avec angle droit en bas à gauche (coin MMC alésage) — correct
Bielle = alésage (trou ∅38H8) avec ⊕Ⓜ :
• MMC alésage = d_MIN = ∅38.000 mm (trou le plus PETIT = plus de matière dans les parois)
• LMC = d_MAX = ∅38.039 mm (trou le plus grand = moins de matière)
• À MMC : tolérance géo = t_spécifié (minimum)
• À LMC : tolérance géo = t + IT = maximum
• Triangle : angle droit en bas à gauche (coin MMC = côté d_min)
• État virtuel = d_min − t_géo

⚠ ALÉSAGE MMC = PETIT TROU : "Grand trou" = plus de matière enlevée = MOINS de matière dans les parois. C'est contre-intuitif mais physiquement correct : le matériau est dans les parois, pas dans le vide du trou.

Partie II — Contrôle de spécifications (Carter)

Questions Q20→Q27 : spécification de position (localisation // par rapport à D, à 57 mm) sur le carter.

Q20 Nature de l'élément tolérancé (spécification encadrée en pointillés) → B
💡 GPS — Nature des éléments tolérancés

En GPS, chaque spec géométrique porte sur un élément non-idéal (la surface réelle avec tous ses défauts). L'élément toléré peut être : une surface (plan réel, cylindre réel) pour les specs de planéité/circularité, ou un axe (ligne nominalement rectiligne = axe d'un cylindre/cône) pour les specs de position/coaxialité, ou un plan médian (pour les features symétriques).

Identifier correctement l'élément toléré est la première étape : regarder sur quel élément pointe la flèche de la spec. Une flèche pointant sur une surface → élément = surface. Une flèche dans l'axe ou sur la cote de diamètre → élément = axe du cylindre.

A✗ Éléments multiples, combinaison de surfaces nominalement planes
BÉlément unique, surface nominalement plane
C✗ Élément unique, surface nominalement cylindrique
D✗ Élément unique, ligne nominalement rectiligne, axe réel d'une surface cylindrique
La spécification encadrée porte sur une surface plane usinée du carter (une face d'appui ou d'assemblage). L'élément non-idéal tolérance = la surface réelle mesurée par palpage = surface nominalement plane (mais avec défauts réels). A = erreur si c'est une seule face (pas une combinaison). C/D = surfaces cylindriques ou axes, ne s'appliquent pas ici.
Q21 Nature de l'élément de détermination de référence (non-idéal associé, spec en pointillés) → C
💡 Élément de détermination de référence — critère d'association

Pour établir une référence géométrique à partir d'une surface réelle (avec défauts), on l'associe à un élément idéal (plan parfait, axe parfait) via un critère d'association. Pour une surface plane de référence : le critère est tangent côté libre, minimisant les écarts (minimaxi = critère de Chebyshev restreint).

Physiquement, c'est ce qui se passe quand on pose la pièce sur un marbre : le marbre touche les 3 points les plus saillants côté libre (tangent) et les autres points sont au-dessus (tous les écarts ont le même signe). L'élément de détermination est le plan idéal résultant — le marbre lui-même est juste l'outil qui le matérialise.

A✗ Élément unique, ligne nominalement rectiligne notée D
B✗ Élément unique, surface nominalement plane notée D
CPlan D côté libre de la matière et qui minimise les écarts
D✗ Le marbre, si le plan D de la pièce est posé dessus ; quel que soit le critère d'association choisi
L'élément de détermination de référence = l'élément idéal associé à la surface réelle D par un critère géométrique.
C ✓ : Pour une surface plane de référence, le critère "côté libre de la matière qui minimise les écarts" = critère minimaxi tangent = plan tangent côté libre minimisant l'écart max. C'est physiquement ce qui se passe quand on pose la pièce sur un marbre : le marbre touche les 3 points les plus hauts (tangent, côté libre).
D faux : Le marbre lui-même n'est pas "l'élément de détermination" — il matérialise le plan de référence. L'élément de détermination est le plan géométrique idéal, pas l'outil physique. De plus, "quel que soit le critère choisi" est faux — le critère détermine le plan associé.
Q22 Nature de la référence spécifiée (élément idéal associé à la spec en pointillés) → A
💡 Référence spécifiée — l'élément idéal associé à D

La référence spécifiée est l'élément géométrique idéal (plan parfait, droite parfaite, point) qui sert de base pour définir la zone de tolérance. Elle est obtenue par association de l'élément idéal à la surface réelle de référence selon un critère géométrique.

Distinction importante : la surface nominalement plane D = élément non-idéal (avec rugosité, ondulation, défauts) — c'est la surface réelle qu'on mesure. La référence spécifiée = le plan idéal associé à cette surface par le critère minimaxi. Ne pas confondre les deux. Moindres carrés ≠ minimaxi : moindres carrés minimise Σeᵢ² (plan "moyen"), minimaxi minimise emax (plan tangent optimal) — pour les références, c'est minimaxi.

APlan associé à la surface repérée D, contraint tangent du côté libre de la matière et qui minimise les écarts (critère mini-maxi)
B✗ Surface nominalement plane D
C✗ Axe du plus petit cylindre inscrit à la surface cylindrique D
D✗ Plan moyen associé à la surface repérée D (critère des moindres carrés)
Référence spécifiée = l'élément géométrique IDÉAL associé à D par son critère d'association.
A ✓ : Plan tangent côté libre (minimaxi) = le plan idéal qui touche les points saillants de D du côté libre et minimise l'écart avec les points intérieurs. C'est le critère utilisé pour les références planes posées sur marbre.
B faux : La "surface nominalement plane D" est l'élément NON-IDÉAL (surface réelle avec défauts), pas la référence spécifiée.
D faux : Moindres carrés → plan moyen = critère différent (plan qui minimise Σeᵢ²). Le moindres carrés n'est pas le critère standard pour une référence plane en contact.
Q23 Nature de la zone de tolérance (élément idéal associé à la spec en pointillés) → B
💡 Zone de tolérance — forme selon le type de spec

La forme de la zone dépend de l'élément toléré et du symbole : surface plane → deux plans parallèles (largeur = t) ; axe de cylindre avec ∅ → cylindre de diamètre t ; axe sans ∅ → entre deux plans ; profil sphérique → sphère (S∅t). La zone est orientée et/ou positionnée par rapport aux références. Valeur t = largeur totale de la zone (les deux plans sont à ±t/2 du nominal).

A✗ Volume entre 2 plans parallèles distants de 0,2 et contenu dans l'encombrement de la pièce
BVolume entre 2 plans parallèles distants de 0,1 et contenu dans l'encombrement de la pièce
C✗ Parallélépipède à base carrée de côté 0,1 et de hauteur 57
D✗ Cylindre de diamètre 0,1
B ✓ : Pour une tolérance de position/localisation d'une surface plane (sans ∅ devant la valeur), la zone est délimitée par deux plans parallèles distants de la valeur de tolérance = 0,1 mm.
A faux : 0,2 = mauvaise valeur (deux fois trop large).
C faux : Zone parallélépipède = pour la tolérance d'un axe dans 2 directions. Pour une surface plane, la zone = entre deux plans.
D faux : Zone cylindrique = pour la tolérance de position d'un axe (avec ∅ devant la valeur de tolérance). Ici on tolère une surface plane.
Q24 Nature des contraintes d'orientation et/ou position de la zone par rapport à la référence → A
💡 Contraintes de la zone — parallélisme vs localisation

Le type de contrainte sur la zone détermine ce que la spec contrôle : parallélisme = zone orientée parallèle à D uniquement (pas de contrainte de position) → la zone peut flotter verticalement. Localisation = zone orientée parallèle à D ET positionnée à la distance nominale → deux contraintes simultanées. La localisation est plus restrictive car elle impose où doit se trouver la surface dans l'espace absolu, pas seulement son inclinaison.

A✓ Les plans de la zone doivent être parallèles à D, ET le plan médian de la zone doit se situer à 57 mm de la référence spécifiée
B✗ Le plan médian de la zone doit se situer à 57 mm de la référence spécifiée (seulement)
C✗ Les plans de la zone doivent être perpendiculaires à la référence spécifiée (plan D)
D✗ La référence spécifiée doit se situer tout entière dans la zone de tolérance
A ✓ : La spécification de localisation d'une surface plane par rapport à un plan D impose DEUX contraintes simultanées :
1. Orientation : les plans de la zone sont parallèles à D (contrainte d'orientation).
2. Position : le plan médian de la zone est à 57 mm de D (contrainte de position).
C'est bien UNE localisation (position + orientation), pas juste une orientation (parallélisme) ni juste une position.
B faux : Position seule sans orientation → incomplet. C faux : perpendiculaire = non. D faux : inversement la référence dans la zone = absurde.
Q25 Définir le critère d'acceptation MMT pour la spécification géométrique précédente → A
💡 Critère d'acceptation MMT — localisation vs parallélisme

Pour une tolérance de localisation (zone centrée à 57 mm ± 0,05), le critère est absolu : chaque point mesuré doit avoir une coordonnée z dans [56,95 ; 57,05]. On vérifie où est la surface dans l'espace.

Pour une tolérance de parallélisme seulement, le critère est en amplitude : emax − emin ≤ t. On vérifie comment la surface s'incline, pas où elle se trouve. Si on applique le critère d'amplitude à une localisation, on rate toutes les pièces où la surface est bien plate (petit emax−emin) mais décalée (pas à 57 mm) → erreur de type "faux conforme".

A✓ Pour chaque point : 56,95 ≤ z₀ ≤ 57,05 (diagr. ZT plans //)
B✗ Pour chaque point : 56,9 ≤ z₀ ≤ 57,1
C✗ emax − emin ≤ 0,1 (critère d'amplitude = parallélisme)
D✗ sup(d₁, d₂) ≤ 0,1 (critère zone cylindrique)
A ✓ : La zone de tolérance = 0,1 mm centrée à 57 mm de D = entre 56,95 mm et 57,05 mm (±0,05 du nominal). Pour chaque point mesuré sur la surface, la coordonnée z doit être dans [56,95 ; 57,05].
B faux : ±0,1 = zone de 0,2 mm = deux fois trop large.
C faux : Amplitude (e_max − e_min) ≤ 0,1 = critère du parallélisme (vérification d'orientation seulement, sans vérification de position). La localisation exige aussi la position → critère par coordonnée absolue (option A).
D faux : Critère sup(d₁,d₂) = pour zone cylindrique (axe).
Q26 Choisir les posages possibles (sans hypothèse préliminaire) pour contrôler la spec encadrée → A (posages a,b,c)
💡 Posages valides pour le contrôle

Un posage est valide pour mesurer une spec s'il : (1) matérialise correctement la référence (surface D en contact avec le plan de référence), (2) est stable (pièce ne peut pas se déplacer pendant la mesure), (3) ne nécessite aucune hypothèse préliminaire sur l'orientation de la pièce.

Un posage instable — où la pièce peut basculer — impose de faire l'hypothèse que la pièce est immobile, ce qui n'est pas garanti physiquement → "sans hypothèse préliminaire" = posage isostatique stable par nature. Règle 3-2-1 : 3 appuis pour un plan (bloque 3 degrés), 2 pour une droite, 1 pour un point.

A✓ Posages a, b, c
B✗ Posages a, c, d
C✗ Posages b, c, d
D✗ Posages a, b, d
Posage valide = met la pièce en position stable par rapport à la référence D, sans nécessiter d'hypothèse d'horizontalité préliminaire.
a (mini-maxi sur marbre) : Pièce posée face D sur marbre → stable, référence matérialisée → valide.
b (moindres carrés sur marbre) : Même principe, critère différent → valide.
c (mandrin/vérin sur marbre) : Pièce maintenue axialement → valide si stable.
d invalide : Le posage d permet à la pièce de basculer (tilt) pendant la mesure → sans l'hypothèse que la pièce reste stable, ce posage ne garantit pas un référencement correct sur D → invalide "sans hypothèse préliminaire".
Q27 Gamme de contrôle simplifiée sur marbre (critère mini-maxi) → A
💡 Gamme de contrôle sur marbre — étapes clés

Pour mesurer une localisation à 57 mm de D : (1) poser pièce face D sur marbre (référence matérialisée par contact), (2) placer une cale étalon de 57 mm sur le marbre à côté → étalonner comparateur à 0 sur la cale (le zéro est maintenant à la position nominale), (3) palper la surface tolérancée en plusieurs points, (4) critère : max|eᵢ| < 0,05 mm (tolérance ±0,05 = demi-largeur de la zone de 0,1).

Sans la cale, on mesurerait par rapport au marbre (0 mm) → résultats de ~57 mm → comparateur hors plage ou résultats sans sens. La cale décale le zéro vers le nominal.

A✓ Après avoir étalonné le comparateur à "0" sur une cale de 57 mm, palper la surface tolérancée et vérifier que, pour des écarts eᵢ mesurés, max |eᵢ| < 0,05
B✗ Étalonnage cale 57 mm, vérifier |eᵢ| < 0,1 — zone trop large (±0,1 = zone 0,2)
C✗ Palper sans étalonnage, vérifier (max eᵢ − min eᵢ) < 0,1 — critère parallélisme, oublie la position
D✗ Étalonnage cale 57 mm, vérifier (max eᵢ − min eᵢ) < 0,05 — amplitude trop stricte
A ✓ — Procédé étape par étape :
1. Poser la pièce face D sur le marbre (référence matérialisée par marbre, critère mini-maxi).
2. Poser une cale étalon de 57 mm à côté de la surface tolérancée → étalonner le comparateur à 0 sur cette cale → le zéro correspond maintenant à la position nominale (57 mm de D).
3. Palper la surface tolérancée en plusieurs points → les eᵢ sont les écarts par rapport au nominal 57 mm.
4. Critère : max|eᵢ| < 0,05 → car zone de ±0,05 (tolérance 0,1 = ±0,05 de chaque côté).

C faux : Sans étalonnage sur cale 57 mm, on ne vérifie que l'orientation (parallélisme) mais pas la position.

Partie II (suite) — Deuxième pièce (Q28→Q33)

Questions Q28→Q33 : spécification de position d'un axe cylindrique par rapport à une référence cylindrique D (alésage).

Q28 Nature de l'élément tolérancé (spécification encadrée, 2e dessin) → A
💡 Axe comme élément toléré

Quand une spec de position ⊕ porte sur un trou cylindrique, la flèche pointe sur la cote de diamètre ou dans l'axe → l'élément toléré est l'axe du trou (ligne nominalement rectiligne = droite idéale associée à l'axe réel du cylindre), pas la surface cylindrique elle-même.

Contrôler l'axe = vérifier la position du centre du trou, pas sa dimension. L'axe réel se comporte comme une droite gauche dans l'espace avec des petits défauts — la spec impose que cette droite reste à l'intérieur d'une zone cylindrique de tolérance.

AÉlément unique, ligne nominalement rectiligne, axe réel d'une surface nominalement cylindrique
B✗ Élément unique, surface nominalement plane
C✗ Élément unique, surface nominalement plane, plan médian de 2 surfaces nominalement planes associées aux références B et G
D✗ Élément unique, plan repère G
A ✓ : La spécification sur ce dessin porte sur l'axe d'un alésage cylindrique. L'élément non-idéal = l'axe réel de la surface cylindrique (ligne nominalement rectiligne = droite idéale dans l'espace, associée à l'axe réel du trou).
C'est typique d'une tolérance de position ⊕ ou de coaxialité sur un alésage — l'élément toléré est l'axe, pas la surface cylindrique elle-même.
Q29 Nature de l'élément de détermination de référence (2e dessin) → B
💡 Référence cylindrique — l'axe associé

Pour une surface cylindrique (alésage ou arbre) utilisée comme référence D, l'élément de détermination de référence n'est pas la surface cylindrique elle-même (non-idéale) mais l'axe idéal associé par un critère d'association géométrique.

Contrairement à une référence plane (qui donne un plan idéal), une référence cylindrique donne une droite idéale (axe). Ce sont les défauts du cylindre réel qui déterminent exactement où se trouve cet axe selon le critère choisi (Rmaxi ou Rmini).

A✗ Élément unique, surface nominalement cylindrique notée D
BÉlément unique, ligne nominalement rectiligne, axe réel d'une surface nominalement cylindrique notée D
C✗ Élément unique, surface nominalement plane notée D
D✗ Élément unique, axe parfait du trou noté D
B ✓ : La référence D est une surface cylindrique (alésage). L'élément de détermination de référence = l'élément géométrique idéal (ligne droite = axe) associé à la surface cylindrique réelle D par le critère d'association.
A faux : La surface cylindrique = élément non-idéal. On l'associe à un élément IDÉAL (axe).
D faux : "Axe parfait" = axe nominal théorique (position exacte), pas l'élément associé à la surface réelle mesurée.
Q30 Nature de la référence spécifiée (élément idéal associé, 2e dessin) → C
💡 Rmaxi (alésage) vs Rmini (arbre) — critères d'association

Pour un alésage utilisé comme référence : le critère est Rmaxi = axe du plus grand cylindre pouvant être inscrit dans la surface réelle (le plus grand cylindre qui tient dans le trou). Simule le comportement d'une broche de référence qui s'insère dans l'alésage → fonctionnellement cohérent.

Pour un arbre utilisé comme référence : le critère est Rmini = axe du plus petit cylindre circonscrit à la surface réelle (le plus petit cylindre qui englobe l'arbre). Simule un anneau de référence qui se pose sur l'arbre. Moyen mnémotechnique : pour l'alésage on inscrit (intérieur), pour l'arbre on circonscrit (extérieur).

A✗ Plus petit cylindre associé à la surface cylindrique D, tangent côté libre, minimisant les écarts (Rmini = critère pour arbre)
B✗ Plus grand cylindre associé à la surface cylindrique D, tangent côté libre, minimisant les écarts
CAxe du plus grand cylindre inscrit dans la surface cylindrique D (critère mini-maxi) = Rmaxi
D✗ Axe du plus petit cylindre circonscrit à la surface cylindrique D (critère mini-maxi) = Rmini
C ✓ — Référence spécifiée pour un ALÉSAGE = Rmaxi :
D est un alésage (trou). Le critère d'association pour un alésage utilisé comme référence = Rmaxi = le plus grand cylindre inscrit dans la surface réelle. L'axe de ce cylindre = la référence spécifiée.
Pourquoi Rmaxi pour alésage ? On cherche le plus grand cylindre qui tient dans le trou (comme une broche de référence) → Rmaxi = s'adapte aux défauts de forme comme un vrai montage physique.
A/D faux : Rmini = plus petit cylindre circonscrit = critère pour arbre (surface externe).
B faux : Plus grand cylindre côté libre externe = incohérent pour un alésage.
Q31 Nature de la zone de tolérance (2e dessin) → C
💡 Zone cylindrique ∅ pour un axe

Quand la valeur de tolérance est précédée de (ex : ⊕∅0,05), la zone est un cylindre de diamètre 0,05 mm. L'axe de l'élément toléré doit rester à l'intérieur de ce cylindre. Cette zone est isotrope : même tolérance dans toutes les directions radiales autour de l'axe de référence.

Sans ∅, la zone serait entre deux plans parallèles → tolérance dans une seule direction → asymétrique. Pour un axe de position/coaxialité, la zone cylindrique est logique et presque toujours utilisée.

A✗ Volume entre 2 plans parallèles distants de 0,1
B✗ Volume entre 2 plans parallèles distants de 0,05
CCylindre de diamètre 0,05
D✗ Parallélépipède à base carrée de côté 0,05 et de hauteur 11
C ✓ : La tolérance est notée ⊕∅0,05 (avec le symbole ∅ devant la valeur) → la zone de tolérance est un cylindre de diamètre 0,05 mm. L'axe toléré doit rester à l'intérieur de ce cylindre.
A/B faux : Zone entre plans parallèles = pour tolérance de surface plane ou tolérance sans ∅.
D faux : Zone parallélépipédique = pour tolérance de position d'un axe dans deux directions indépendantes (peu courant).
Q32 Nature des contraintes d'orientation et/ou position par rapport à la référence D (2e dessin) → B
💡 Coaxialité — axe de la zone confondu avec la référence

Pour une tolérance de position d'axe par rapport à un axe de référence D (coaxialité, concentricité, position d'un alésage par rapport à son alésage de référence) : l'axe du cylindre de tolérance doit être confondu avec l'axe de D. La zone tourne autour de D, centrée sur D.

L'axe toléré doit rester dans ce cylindre de ∅0,05 mm centré sur D. Physiquement : le trou toléré ne peut pas être décalé de plus de ∅0,05/2 = 0,025 mm de l'axe de D.

A✗ La référence spécifiée doit se situer tout entière dans la zone de tolérance
BL'axe de la zone de tolérance doit être confondu avec la référence spécifiée D
C✗ L'axe de la zone de tolérance doit être perpendiculaire à la référence spécifiée D
D✗ Les plans de la zone de tolérance doivent être perpendiculaires à la référence spécifiée D
B ✓ : Pour une tolérance de coaxialité ou position d'un axe par rapport à un axe de référence D : l'axe de la zone cylindrique de tolérance doit être confondu avec l'axe de référence D. L'axe toléré doit donc se trouver dans le cylindre ∅0,05 centré sur D.
A faux : C'est l'inverse — la référence n'est pas dans la zone, c'est l'élément toléré qui doit être dans la zone.
C/D faux : Perpendiculaire = contrainte de perpendicularité. Ici D est un axe de référence axiale, pas un plan perpendiculaire.
Q33 Gamme de contrôle de la spécification entourée (dessin 2, alésage ∅59 H8 Ⓔ) → C
💡 Gabarit fonctionnel — vérification Ⓔ avec référence G

Un gabarit fonctionnel (calibre de position) est dimensionné à l'état virtuel. Pour ∅59 H8 Ⓔ : MMC = d_min = ∅59,000 mm → gabarit passant = ∅59,000 mm. Si ce gabarit entre dans l'alésage, les dimensions locales sont toutes ≥ 59 mm ET l'enveloppe de forme parfaite à MMC est respectée (pas de tonneau, pas de sablier).

L'appui sur le plan G est indispensable : il garantit que le gabarit est positionné correctement par rapport à la référence G et simule le vrai assemblage fonctionnel. Sans appui sur G, on vérifie seulement la dimension du trou mais pas sa position par rapport au plan de référence. Pour H8 : IT = 0 à +46 µm → MMC = borne inférieure = ∅59,000 mm.

A✗ Contrôle par mesure (pied à coulisse, dims locales entre 59 et 59,046 mm) + Contrôle par gabarit (∅59 mm) "entre" — sans référence au plan G
B✗ Contrôle par gabarit défini au maximum de matière (= ∅59,046 mm) "entre", en appui sur G — mauvaise valeur MMC
CContrôle par gabarit défini au maximum de matière (= ∅59 mm) "entre", tout en étant en appui sur le plan G
C ✓ : La spécification est un alésage ∅59 H8 Ⓔ avec référence au plan G.
• MMC alésage = diamètre MINIMUM = ∅59,000 mm (IT H8 = [0 ; +0,046] → min=59,000, max=59,046).
• Le gabarit passant (go-gauge) est à la cote MMC = ∅59,000 mm → s'il entre dans l'alésage, toutes les dimensions locales sont ≥ MMC ET l'enveloppe de forme parfaite est respectée.
• L'appui sur le plan G est nécessaire pour que le gabarit simule le vrai montage fonctionnel (référencement complet).
B faux : ∅59,046 mm = LMC (trou le plus grand), pas MMC. Le gabarit go doit être à MMC.
A faux : Sans appui sur G, on ne vérifie pas la position du trou par rapport au plan de référence.